mardi 6 avril 2010

Pourquoi j'ai essayé Farmville (ou une drôle d'histoire en 600 mots)

FarmVille
Vous avez un Facebook ? Vous connaissez un/une ami(e) qui en a un ? D'accord.  Alors les noms MafiaVille, Vampire Wars ou FarmVille vous disent forcément quelque chose. A l'origine, Zynga. Jeune boîte née en juillet 2007, la société américaine à banqué 250 millions de dollars de bénéfice l'année dernière uniquement avec des jeux Facebook. Parmi ceux-là, FarmVille est leur plus gros carton. Lancé en juin l'année dernière, le jeu compte 82,4 millions de joueurs actifs. Oui, j'ai bien dis quatre-vingt deux millions quatre cent mille joueurs qui étaient dessus en mars. 25 % des utilisateurs de Facebook. Plus que tout les utilisateurs de Twitter additionnés. 1% de la population mondiale. 23,1 millions d'inscrit à leur fanpage. Et tout une industrie qui regarde ces chiffres sans les avoir vu venir.

Pourtant en regardant le jeu à la base, pas de quoi appeler votre mère à la maison (qui est probablement trop occupée à y jouer de toute manière). Jeux flash pouvant facilement passer pour une version ultra-light d'un "Harvest Moon", vous devez simplement planter, récolter, élever, récupérer. Encore, et encore.  Qu'est-ce qui fait la différence ?

L'intégration à Facebook déjà. Vous pouvez voir en permanence les fermes de vos voisins. Elles sont moins belles que la vôtre ? Dommage… Vous en voulez une aussi belle ? Il va vous falloir de l'XP. Eh oui, comme tout jeu addictif, la barre d'expérience vous nargue en permanence du haut de l'écran. Vous en gagner quand vous plantez, vous récolter, vous ratissez… La barre se remplit vite, et des choses se débloquent à chaque niveau. Un autre moyen d'en gagner est de visiter chaque jour la ferme de vos voisins… De plus, un certain nombre de voisins est nécessaire pour augmenter la taille de sa ferme, débloquer certaines constructions, etc…

Donc, vous invitez vos amis. Les inscriptions au jeu augmentent, désormais quasiment tous vos amis sont vos voisins de ferme. Mais ça ne vas pas encore assez vite, vous avez envie d'avoir vraiment mieux que vos amis. Alors, vous pouvez acheter des "passe-droits", les arbres au meilleur rendement, les agrandissements, de la monnaie "dans le jeu, etc, contre du vrai argent. Qui serait assez stupide pour le faire ? Oh, pas besoin de beaucoup de monde. Avec une telle fréquentation, si seulement 1% des joueurs dépensent 5$ chaque mois, Zynga empoche plus de 4 millions. En vérité, entre 10 et 15% des utilisateurs utilisent la boutique chaque mois...

Ajoutez des "succès", des cadeaux à offrir chaque jour à ses voisins (pour s'assurer qu'ils reviennent eux aussi), et de nombreuses autres subtilités du même genre, et vous comprendrez vite. FarmVille ressemble à une formule, additionnant tous les principes addictifs rencontrés ces dernières années dans les différentes branches du jeu vidéo, couplé à un gameplay simplissime et des graphismes et une interface basique, assurant peu de coût de maintenance et de bande passante. L'industrie ne pensait pas que les jeux Facebook avaient de l'avenir. L'année dernière, la montée en puissance de Zynga a pris tous les analystes par surprise, tout simplement parce qu'ils ont parfaitement compris leur marché. Pour l'anecdote, on en est au point qu'un conseiller municipal Bulgare s'est fait virer d'une réunion pour avoir Farmvillé pendant ce temps. Et, pour ma part ? Comment vous dire…

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