Un gigantesque vaisseau alien arrive sur Terre, et plane au-dessus de Johannesburg. Au bout de trois ans, les humains forcent l'entrée du vaisseau. Ils trouvent des aliens faibles, affamés, visiblement venus sur Terre pour trouver refuge. Ils décident de les installer dans un camp de fortune. Trente ans ont passé, le camp de fortune et devenu un bidonville pour plus d'un million d'extra-terrestres, les humains de Johannesburg ne veulent plus des aliens par pur racisme. Un autre camp de tentes est construit bien plus loin. Seulement, la loi étant ce qu'elle est, même les aliens doivent se faire annoncer leur "déportation" vingt-quatre heures à l'avance. Donc une opération est mise en place pour leur faire "signer" un papier. Un bureaucrate un peu neuneu et bas du front est mis au commandes… Et c'est là que les ennuis commencent.
Le talent de cette tentative de science-fiction réaliste étant sans aucun doute d'arriver si bien à nous attacher à son antihéros, à retourner constamment les lignes du bien et du mal, de l'égoïsme et de l'intérêt commun. De ce fait, le film tient en haleine de bout en bout, et on ne voit que rarement passer les pourtant presque deux heures que durent le film.
Niveau maquillages (certaines prothèses en latex sont discutables), montage (les plans frénétiques c'est bien, comprendre ce qu'il se passe c'est mieux) et composition des plans, Blomkamp aurait sans doute pu faire mieux. Mais les effets spéciaux numériques sont extrêmement bien réussis, et avec un tel script en main, il pour un premier film, on est déjà en présence d'une petite pépite.
Au final : On sort de Disctrict 9 sonné, vaguement interrogatif, mais étonné de se rendre compte qu'il existe donc bien un cinéma à grand budget alternatif. Il y a une leçon sur l'humain dans ce film, pas dicté par une voix off, mais juste explicitée dans son histoire de A à Z. Rien que pour ça, et malgré ses lacunes évidentes, je ne peux que vous recommander chaudement d'y jeter un œil.
District 9, un film de Neill Blomkamp avec Sharlto Copley, David James, Jason Cope... (1h50) sorti le 16 septembre 2009.




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