mercredi 1 juillet 2009

Paris tu parie que je te quitte

Beuh.

10H50. Je quitte l’hôtel un peu avant midi. Train pour Strasbourg à 12h24. L’heure de tirer un bilan de cette grosse semaine et demie parisienne qui risque, vu le coup de fil que j’ai eu ce matin pour un entretient d’embauche demain aux aurores d’être de nouveau la dernière avant un bail. Voilà donc ledit bilan : beuh.

J’adore Paris, c’est pas le problème. J’aime son côté cosmopolite. J’aime l’impression de patchwork qui s’en dégage, toutes ces couleurs, ces impressions, ces choses qu’il n’y aura jamais chez moi. J’aime l’impression de liberté que je ressens ici. Mais au fond, je pense que c’est une partie du problème. C’est peut-être comme faire une overdose d’oxygène. Le temps que je m’y fasse, j’ai l’impression d’être très… Vulnérable. Ce qui doit expliquer la petite grippette que je me suis collée au bout de deux jours et qui, oui, tient même toujours un peu à l’heure actuelle.

Mais voilà, à Paris, y’a la majorité des gens que j’aime, certains dont je me suis rendu compte qu’ils étaient encore plus importants pour moi que ce que je pensais, d’autres… D’autres. Et j’ai pas pu faire la moitié des trucs culturels que je voulais faire, mais pour ce que j’ai pu faire, quel pied mes enfants, vraiment.

C’est… Marrant, l’histoire que j’ai avec cette ville, au final. C’est la même que j’ai eue avec Nancy. Dans les deux cas, je suis venu au début pour trouver une fille dont j’étais (fou) amoureux et au final, la ville elle-même a pris une part de mon cœur. Mais bon, je digresse. Dans le genre voyage initiatique, elles valaient le coup, au moins, celle-là. J’en ai appris énormément, énormément sur moi pendant cette douzaine de jours. J’étais plus venu ici depuis deux bonnes années, et deux bonnes années entre 22 et 24 ans, c’est le Grand Canyon. Et j’en ai pris la mesure là. De mon évolution. De ce qu’il reste à faire aussi.

Et de ce que j’appellerai le facteur environnemental. De l’importance absolument capitale de ce facteur je dirais même. Il faut un bon terreau pour que les choses poussent. Il va me falloir un meilleur environnement pour que je m’épanouisse et en passant quelques heures à peine dans un tel cadre, j’ai pu quantifier la différence que ça fait sur mon état d’esprit, ma vision de moi, ma créativité… Et la vision qu’ont les autres de moi. On m’a maté dans le métro quand même. Moi. Sans rire.

Je suppose que le bilan sera plus intéressant avec un peu de recul. Mais au final… Je pense que je ne regrette pas d’être venu. Ne serait-ce que pour tout ce que j’ai appris ici. Y’aura toujours une part de moi qui restera à Paris et que je ne ressentirais qu’ici. Alors bien sûr, y’a eu des emmerdements, mais au final, je me rends compte que même ceux-là mon appris des leçons importantes. Je dois simplifier mon existence, petit à petit. Me débarrasser du superflu, aussi bien mentalement que physiquement. J’ai emmené dans mes valises tellement de choses qui ne m’ont servi à rien ou presque… Et ça me parait très symptomatique d’un certain état d’esprit qu’il m’arrive d’avoir encore trop souvent.

Donc, relativiser, remettre les choses à leur place, retrouver un peu… D’insouciance, peut-être, tout bêtement… Oh, et la conclusion de ces douze jours de folie (ça fait très promo aux galeries Lafayette comme formule ça quand même, "Douze jours de folie sur les chemises, moins 2%") c'est que j'ai eu un coup de fil ce matin pour un entretient de motivation demain, à 8h15, pour une place de téléprospecteur tout prêt de chez moi. Il se risque donc que je ne vais point avoir de longues heures pour m'interroger sur tout ça.

Et oui, je sais, c'est tant mieux.

1 commentaire:

  1. Bizarre, moi Paris m'a pas du tout fait cet effet mais faut dire qu'être coincée entre le Moulin Rouge et les filles à poil dans les bars à 11h00 du matin, ça a peut-être pas aidé ... toujours est-il que je rêve d'y retourner pour justement la voir autrement, et à chaque fois que tu en parles, ça me donne encore plus envie ^^ (pas de jeu de mot salace stp)
    Contente que tu ais pu avancer, trop cool pour le métro ;)

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